Laurent Fignon, un champion...

Laurent Fignon, un champion...
Laurent Fignon, un champion...

À son grand regret, Laurent Fignon est célèbre et restera dans l'histoire plus grâce à une défaite qu'à ses victoires. En 1983; il est le vainqueur surprise de la Grande Boucle profitant de l'absence du leader de son équipe Renault, Bernad Hinault, pour dévoiler ses incroyables compétences. L'année suivante, c'est différent : lui et son équipe écrasent le Tour. Laurent gagne une deuxième fois de suite le Tour, avec 5 victoires d'étapes! Tout le monde lui annonce un avenir radieux : il n'a que 24 ans. Il déclarera même : "J'en gagne cinq ou six, et je m'arrête." Le bonhomme ne supporte pas la langue de bois, il est d'une franchise à toute épreuve et forcément, il ne se fait pas que des mais dans le peloton, dans le public et dans la presse.

Mais, malheureusement, une blessure vient compromettre sa carrière. Lors de l'Etoile de Bessèges (1985), il se fait mal à la cheville gauche suite à un choc avec une pédale. La douleur, située au talon d'Achille, est irrégulière et semble anodine mais pourtant... Le double vainqueur du Tour subira une opération pour guérir la blessure, une opération lourde qui nécessitera une longue rééducation. Lors de son retour, en 1986, le Français n'est pas au mieux de sa forme mais les sensations reviennent doucement mais sûrement. Mais selon ses propres dires : il ne retrouva jamais sa puissance de 1984, car son mouvement de pédalage au niveau de la cheville est différent.

Son année 1987 n'est pas satisfaisante malgré une troisième place sur la Vuelta. En 1988, grâce à une préparation révolutionnaire avec Alain Gallopin, son grand ami, Fignon remporte Milan - San Remo, course majeure du calendrier. Il réalisera même le doublé en 1989. Toujours en 1988, où il retrouve réellement de bonnes jambes, il fait troisième de Paris-Roubaix : qu'il aurait aimé gagner, remporte Paris-Camembert et le Tour de la CEE.

Indéniablement, 1989 fût un tournant dans sa carrière. Outre Milan - San Remo, il remporte le Tour d'Italie, le Giro qu'il avait failli gagner en 1984 mais à l'époque, les organisateurs italiens avantageaient plus que jamais les compatriotes. Il remporte aussi le Tour de Romandie et le Critérium des As. Et bien sûr, il perd le Tour pour huit secondes contre l'Américian Greg Lemond. Les années qui suivent sont en dents de scie, il gagne moins souvent mais est toujours un exemple dans le peloton. Celui-ci découvre alors l'EPO.

# Posté le mardi 28 juillet 2009 06:49

Pourquoi Greg Lemond n'aurait pas dû gagner en '89...

Pourquoi Greg Lemond n'aurait pas dû gagner en 1989...

La victoire de Greg Lemond en 1989 s'est construit en contre-la-montre où l'Américain était l'égal, si ce n'est plus, de Fignon... sans son vélo "révolutionnaire". Grâce à cet objet, le Californien gagne prêt de 56 secondes sur le premier chrono'. N'assumant pas le poids de la course dans les montagnes, il "laisse" le maillot au Français, ce qui fit dire à celui-ci : "Il se plaint qu'il a eu des histoires avec Hinault en 86, mais il y est pour quelque chose. D'ailleurs l'opinion ne s'y était pas trompée à l'époque, on le traitait de suceur de roues..."
Lemond reprend la tunique jaune au terme d'un contre-la-montre. Dans l'Alpe d'Huez, Lemond et Laurent Fignon s'attaque mutuellement et se neutralise. Mais à 4 kilomètres du sommet, le Français attaque et prend 1'19'' au Californien. Le lendemain, Fignon attaque de nouveau et porte son avance au général à 50 secondes. Tout le monde connait la suite : le Français souffre de la cuisse, Lemond est surpuissant et victoire pour quelques secondes...

Mais, Lemond n'aurait jamais pu gagner le Tour sans sa machine de contre-la-montre qui était... interdite! Il utilisait alors quatre points d'appuis : selle, pédale, guidon et accoudoirs ; alors que le règlement n'autorisait alors que trois points d'appuis. Les commmisaires ont fermé les yeux, Fignon et Guimard (son D.S d'alors) n'ont pas souhaité faire "appel" dès le prologue. On connait maintenant l'importance de ce fameux vélo...
Pourquoi Greg Lemond n'aurait pas dû gagner en '89...

# Posté le mardi 28 juillet 2009 08:04

Modifié le mardi 28 juillet 2009 12:55

Et Fignon apparu...

Et Fignon apparu...
Et Fignon apparu...

Nous sommes en juillet 1983, l'équipe Renault se présente au départ de la plus grand et plus belle course cycliste du monde : le Tour de France. Toutefois elle s'y présente avec un énorme handicap, elle n'a pas dans ses rangs son grand leader, Bernard Hinault. Ce sera un jeune homme d'une vingtaine d'année qui occupera ce poste, personne ne le connait bien, son nom : Fignon ; son prénom : Laurent. Laurent fignon, 23 ans, est déjà considéré comme un futur grand mais il semble beaucoup trop "tendre" pour jouer la gagne sur une course de trois semaines à l'image du Tour de France.

Et pourtant... Trois semaines plus tard, le jeune Français venait de s'adjuger la Grande Boucle. Durant presque la totalité de la course, les suiveurs le prennent pour un chanceux. Il aurait été là par hasard et aurait su se débrouiller pour être maillot jaune, sans étincelles. Mais le jeune Français a du caractère et, à la hargne, gagne le dernier contre-la-montre démontrant ainsi qu'il n'est pas un vainqueur de circonstance après le renoncement de Bernard Hinault et la chute de Simon. À 23 ans, Laurent Fignon apparu sur les routes du Tour.

# Posté le mardi 28 juillet 2009 13:37

Laurent Fignon, le dernier des grands...

Laurent Fignon, le dernier des grands...
"Ëtre cycliste à cent pour cent : une obligation. Regrettable. Mais indispensable."
_______________________Laurent Fignon, Nous étions jeunes et insouciants, Editions Grasset.

# Posté le mardi 28 juillet 2009 13:42

Fignon dominateur...

Fignon dominateur...
Fignon dominateur...

Laurent Fignon aborde le Tour de France 84 au sommet de sa forme. Énervé de l'attitude des organisateurs Italiens sur le Giro où il finit deuxième (rappel : les organisateurs ont avantagé et fait gagné un compatriote, Francesco Moser, en annulant de manière honteuse une partie décisive d'une étape décisive pour condition climatique), le vainqueur du Tour de France voulait confirmer qu'il était le meilleur coureur du peloton en battant Hinault. Le Blaireau était de retour dans l'équipe de Bernard Tapie après avoir divorcé avec Cyrille Guimard qui l'avait aidé à gagner quatre Tour et qui arrivait à canaliser sa "niack" d'enfer.

Durant cette Grande Boucle, Laurent Fignon et son équipe Renault sont des rouleaux-compresseurs. dix victoires pour Renault dont cinq du Champion de France. Fignon connait alors l'apogée de sa carrière sur un plan physique, surpassant largement Bernard Hinault. Celui-ci, comme on pouvait s'y attendre, attaque sans cesse et n'importe où, le Blaireau s'épuise... et Fignon s'envole. Ce dernier écrase le Tour et le remporte une seconde fois à, à peine, 24 ans. On lui prédit alors un avenir radieux et il déclara alors : "J'en gagne cinq ou six et j'arrête."
Qui pouvait prédire sa blessure et son opération? Personne.

# Posté le mardi 28 juillet 2009 17:39